Tuesday, March 16, 2010

Jean Ferrat

Rien n'a calmé ce cœur en te voyant de battre
Il me fait mal à force et rien ne m'est si doux

Tu m'es pourtant toujours la furtive passante
Qu'on retient par miracle au détour d'un instant
Rien n'a calmé ma peur je doute et je t'attends
Dieu perd les pas qu'il fait lorsque tu m'es absente
Un regard te suffit à faire le beau temps

Lorsque s'en vient le soir qui tourne par la porte
Vivre à la profondeur soudain d'un champ de blé
Je te retrouve amour avec mes mains tremblées
Qui m'es la terre tendre entre les feuilles mortes
Et nous nous défaisons de nos habits volés

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