Monday, October 22, 2007

Toulouse - Sainté

Quelle émotion! J'adore ce genre de journées. Lever (et gueule de bois) vers 9 heures du matin. Immédiatement dans l’ambiance, le maillot des Verts sur les épaules, direction la gare ! Deux heures de train m’attendent avant d’arriver à Toulouse. Une fois là-bas, grosse galère pour trouver les rames de métro (d’ailleurs j’ai réussi l’exploit de payer 7 euros pour un aller-retour… et en plus de me tromper de sens une fois monté), puis pour trouver le stade (bien caché au milieu d’une île & entouré d’arbres… dur à voir !). Arrivé au stade, j’attends Emerick et fait la connaissance « en vrai » de Phil. Totalement déshydraté, je me jette littéralement sur un demi-litre de Nestea à la buvette du stade (buvette protégée par une dizaine de CRS & un grillage, au cas où nous traverserait l’idée de braquer la buvette pour avoir une bière gratuite). Les stèph sont nombreux, très nombreux. On fait du bruit ; les Magics ont apporté des banderoles, ça donne bien. Un peu de temps pour se mettre à chanter, mais on prend vite le rythme et au coup d’envoi, les voix sont déjà bien échauffées ! Le capo est plutôt bon, les chants partent bien & les toulousains sont déjà submergés, totalement déconfits. Toulouse n’est vraiment pas une ville de foot ; stade ombragé, familial presque, beaucoup de gosses & de femmes, des kops quasiment vides occupés par de rares glandus ne se donnant même pas la peine de chanter (et déployant même une banderole « Le foot c’est nul », ce qui nous a quand même bien fait marrer). Notre parcage représente environ 95% de l’ambiance du stade, pour 5% d’occupation. Enfin on a l’habitude quand on suit Sainté. Ce qui est sympa quand on est dans le parcage stéphanois, c’est qu’on donne tellement d’énergie pour faire du bruit que même si le match est insipide, ce n’est pas trop grave. Or, si j’avais été devant ma télé cet aprèm, je me serais sans doute endormi dans la première demi-heure, tant il n’y eu rien, rien, rien à se mettre sous la dent des deux côtés. Il fallait un coup du sort pour débloquer la situation : 31ème minute, ballon remisé à droite, Gomis en déséquilibre décroise du droit, 0-1. Explosion dans le parcage, je descends cinq ou six rangs de suite, on se jette les uns sur les autres… énorme ! Le match se débride enfin, Toulouse se rue à l’attaque. On a à peine le temps de commencer à stresser que sur un contre, un ballon mal remisé par la défense toulousaine permet à Gomis, en demi-volée, de catapulter le ballon dans la lucarne ! Re-dégringolade, ça crie, ça hurle, les toulousains rentrent leurs banderoles et s’asseoient sur leurs sièges. Nous on fait la fête, on chante de plus belle et on doit nous entendre à des kilomètres à la ronde. La mi-temps arrive et le sourire est sur les lèvres. J’en profite pour passer quelques coups de fil, genre un « Ouaaaaaaaaaais » de 10 secondes, puis je raccroche. Deuxième mi-temps : Toulouse joue à dix depuis l’expulsion de Battles, et semble avoir un peu perdu pied. Nous n’en profitons pas, jouons même plus défensif avec l’entrée de Matuidi. On fait tourner, les toulousains courent, on maîtrise. Dans les tribunes on poursuit le festival, même si le nouveau capo a plus de mal à rameuter les troupes : durée des chants trop longue, moins de charisme que le premier… dommage ! On fait quand même vibrer le stade sur un « Nous nous sommes les stéphanois » absolument magistral, le nombre de décibels devait être hallucinant. Les toulousains nous regardaient médusés ; et pourtant ils ont goûté aux supps de Liverpool il y a à peine deux mois. En fin de match on rate trois occases énormes, par Matuidi sur la barre, Ilan trop lent & Landrin qui ne parvient pas à contrôler en situation plus que favorable. Assez secondaire somme toute. Le match se termine sous une pluie de cris & de chants. Les toulousains, toujours aussi silencieux, quittent le stade la tête basse, et c’est les « On est chez nous » des stéphanois qui vont résonner dans le stade, même vingt minutes après la fin ! Les joueurs viennent nous remercier, tout spécialement Bayal-Sall, Tavla, Janot mais aussi Féfé, tous quatre habitués des hommages aux supps en fin de match… sympa ! Finalement nous quittons le stade devant une cohorte de CRS, qui n’aura pas eu grand-chose à faire cet aprèm. Quand on quitte le stade, on chante encore, et c’est sous une pluie de klaxons qu’on rejoint le parking avoisinant pour avoir une chance de voir les joueurs. Et là Dabo & Gomis, très souriants & abordables, sont en pleine séance de dédicaces. Ni une ni deux voilà mon maillot signé par Dabo, une petite photo prise avec Gomis et hop, on peut retourner tranquille à Bordeaux… Entre temps Féfé, toujours à l’affût d’une nouvelle connerie, a trouvé le moyen de voler le maillot de Tiéné dans son sac et de le donner à un supporter… Siaka a dû apprécier ! On applaudit le bus et hop, les voilà repartis vers notre Forez bien-aimé. Je rejoins la gare grâce à Emerick, super sympa, et qui aura gravement assuré durant cette journée ! Arrivée Gare Saint-Jean vers 22 heures, la tête remplie de souvenirs inoubliables ! Quel aprèm ! Et vivement janvier pour un Bordeaux-Sainté des plus attrayants !

1 Comments:

Blogger Louis said...

7 euros pour un aller-retour? OUAH! Tu fais une drôle de tête... Tu devrais mettre une grande photo du parcage où on te voit, non?

23 October, 2007 23:28  

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